Lors de votre discours, vous avez fait allusion à des souvenirs personnels liés au Cameroun. Quels sont-ils ?
Yves Métaireau : Je suis allé plusieurs fois au Cameroun,notamment lors du dernier coup d'Etat, c’était en 1984. Depuis, les choses sont complètement rentrées dans l'ordre et c'est pour cette raison que j'ai insisté sur la stabilité du pouvoir. Là-bas, je vendais des véhicules tout terrain pour la société Acmat. Des véhicules très appréciés parce qu'ils sont robustes et solides,ce qui convient parfaitement à cette région d'Afrique.
Le président Biya a souligné qu’il souhaite établir une coopération avec notre région. Que pouvez-vous faire ensemble ?
Je pense qu'il a envie de se rapprocher davantage de notre pays. Je sais que des grandes entreprises françaises ont décidé d'investir au Cameroun, qui est situé géographiquement dans un point stratégique de l'Afrique, à côté du Nigéria et du Tchad. C'est aussi un lieu de transit pour les pays voisins avec le grand port de Douala. C'est un pays qui a des atouts importants et la France doit donc renforcer ses liens culturels, économiques et politiques avec ce pays stratégique.
Vous devez être satisfait que ce chef d'État ait choisi La Baule pour séjourner trois semaines !
Je suis très heureux de voir que des chefs d'État choisissent La Baule. Certains ministres viennent régulièrement. Lorsqu'ils deviennent chefs d’Etat, on les voit un petit peu moins… Mais ils sont remplacés par d'autres qui apprécient tout autant notre
ville.
Ce n'est peut-être qu'une désaffection passagère?
Je pense à quelqu’un en particulier... Mais nous sommes très heureux et fiers d’accueillir le président Biya et ses proches à La Baule.
Nota : Yves Métaireau ne voulait pourtant pas "s'engager sur des questions à caractère politique" 19/20 France 3 (31/08/09)
© Source : Labauleplus.fr