L’Afrique est divisée ; particulièrement les colonies françaises d’Afrique. Cette division des peuples africains regroupe d’un côté l’ensemble des chefs d’Etats qui, avec les conseils, le soutien de poids et la protection de la France d’avant et du présent, continuent de perpétuer l’esprit de la traite africaine. De l’autre côté, on retrouve l’ensemble des peuples africains dépéris, soumis aux mêmes sévices, dans une existence en dessous d’une survie. Depuis toujours, à chaque élection présidentielle dans les colonies françaises, les opposants aux partis uniques, sont obligés de supplier la France d’intervenir pour un changement. Ils se laissent aduler par le discours colonial. Les élections se passent sans le moindre changement ; on se projette sur les échéances à venir et le cycle recommence dans un processus identique dans tous les pays. Dans toutes les colonies, la France maintient un statuquo antique avec le concept des gouverneurs qui gèrent de nos jours les pays africains comme au 17ieme siècle. La population civile est désabusée et se sent incapable. Mais le pouvoir appartient au peuple.
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La souveraineté appartient au peuple et au peuple seul. Nous avons vu l’exemple avec tant de pays et récemment avec le Kossovo. Les problèmes africains en matière d’indépendance, de démocratie, de droit de l’homme, de bonne gouvernance, de développement et de corruption, ne sont pas des problèmes nationaux, ce sont des problèmes continentaux. Aucun pays ne peut prétendre venir à bout unilatéralement de ce système qui relève de la manière dont les africains ont obtenu une indépendance bridée par une contrainte coloniale qui, de ce fait, maintient les colonies dans un assujettissement permanant, aliénant les africains à vie ! Pourquoi les Ghanéens ne changent pas de constitution ? Pourquoi les Nigérians ne changent pas de constitution ? Pourquoi les Kényans ne modifient pas de constitution et pourquoi seules les colonies françaises d’Afrique le font ? Comme au Togo, au Cameroun, au Tchad, au Gabon, au Congo, en Centrafrique et au Niger et bientôt au Sénégal, la logique de la dictature est respectée parce que les chefs d’Etat ne trouvent aucun obstacle devant eux d’une part et s’appuient sur le soutien français, celui de leurs paires ainsi que l’inexistence des institutions régionales et continentales d’autre part.
Cet état de fait doit conduire les Noires dans leur ensemble et la population civile africaine à se regrouper dans un soulèvement souverain et continental, seule expression du peuple souffrant pour réclamer une dignité, une indépendance et une démocratie. Ce soulèvement qui a chassé le colon il y a un demi-siècle, et qui s’est fait remplacer par des dictateurs doit reprendre d’une manière plus structurée et plus déterminant pour chasser et le colon et les dictateurs africains.