Dès vendredi 24 juillet, la musique d'Afrique va faire vibrer la Corderie royale.
Voilà donc le retour du festival Résonances, cette manifestation traditionnelle, très ancrée dans le paysage et les habitudes des Rochefortais et bien sûr des touristes juillettistes.
Programmée et organisée par le théâtre de la Coupe d'Or, elle fait partie du festival Sites en Scène du Conseil général. Gratuite, elle est accessible à tout le monde et présente l'avantage de faire venir du monde à l'intérieur des terres, à Rochefort en l'occurrence.
Place Colbert également
Pour cette 17e édition, Vincent Léandri, directeur de la Coupe d'Or et chef d'orchestre de Résonances a choisi de donner encore un plus beau rôle au centre-ville et à la place Colbert.
De cette place taillée pour « les prises d'armes », il a voulu faire un lieu de « Priz d'Art ». Ainsi, vendredi et samedi, peu après 16 heures et ensuite à 18 h 35, cet espace au coeur de la cité accueillera-t-il divers spectacles avec des danseurs, acteurs, musiciens, jongleurs...
De cette façon, Résonance ajoute une corde à son arc en invitant les « arts de la rue », de plus en plus tendance, à donner toute leur mesure ici également. « Nous sommes des aménageurs de place publique autour de l'art », commente Vincent Léandri.
Ensuite, comme toujours, c'est le magnifique site de la Corderie qui accueillera les têtes d'affiche à partir de 20 h 30.
En associant les deux lieux, Vincent Léandri a répondu à la sempiternelle question : « Faut-il organiser les festivités place Colbert ou bien à la Corderie ? « Faisons les deux, voilà tout ».
Une programmation colorée
Le programme cette année est très métissé avec des genres artistiques différents ainsi que des sons et des voix venus d'Afrique.
« C'est notre fierté pour cette édition : la mise en valeur des arts de la rue et une musique colorée qui permet de faire découvrir des artistes mais aussi de faire connaître des pays », souligne le directeur de la Coupe d'Or.
À noter la présence de Toure Kunda (vendredi soir) avec sept musiciens et une danseuse. Ou de Mounira Mitchala, déjà venue dans la région, surnommée la « panthère douce » du Tchad. Et c'est le Martiniquais Kali qui clôturera le festival, dimanche soir.