Tempête au royaume des fjords. Le gouvernement norvégien vient de le révéler : son fonds souverain, le deuxième au monde après celui d'Abu Dhabi, a connu une année 2008 désastreuse. Son taux de retour a plongé à -23%, soit 90 milliards de dollars de pertes. En cause, bien sûr, la déprime boursière : avec 330 milliards de dollars, le fonds pèse à lui seul 0,75 % de la capitalisation mondiale. L'opposition s'est enflammée, le Premier ministre, Jens Stoltenberg, a dû se justifier devant le Parlement, les dirigeants du fonds ont réduit leurs émoluments.