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Fin à Libreville du sommet extraordinaire de la CEMAC (PAPIER GENERAL)

LIBREVILLE, 30 janvier (Xinhua) -- Le sommet extraordinaire de  la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) , tenu à huis clos vendredi à Libreville, a demandé aux Etats  membres de la CEMAC de prendre des mesures adéquates pour contrer  les conséquences de la crise financière internationale. 

     La rencontre d'une journée s'est entièrement déroulé à huis- clos, rassemblant les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon),  Theodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Paul Biya (Cameroun), Denis Sassou Nguesso (Congo) et François Bozizé (Centrafrique). Le Tchad, sixième Etat membre de la sous-région, a été représenté par son Premier ministre Youssouf Saleh Abbas. 

     La crise financière internationale a dominé les débats pendant  cette rencontre. Les dirigeants de la sous-région ont demandé à la Commission de la CEMAC de convoquer courant février 2009 une  rencontre sous-régionale regroupant les chefs des secteurs touchés par la crise et ceux des ministères des Etats membres en vue de  proposer des mesures appropriées.  

     A la cérémonie de l'ouverture de ce sommet extraordinaire, en  tant que le président exécutif de la CEMAC, le président  centrafricain François Bozizé a indiqué que la prospérité des  pays d'Afrique centrale est menacée par la crise financière  internationale. 

     M. Bozizé a ajouté que ''si des mesures adéquates ne sont pas  prises à temps, l'onde de choc de cette crise va se propager dans  toute la sous-région d'Afrique centrale avec des effets sociaux  désastreux''. 

     "Il est donc urgent que des recommandations pertinentes soient  prises à l'issue de ce sommet pour contrer les conséquences de  cette crise financière", a-t-il poursuivi. 

     Selon le communiqué final de la rencontre de Libreville, ce  sommet a recommandé la tenue d'un audit de la Banque des Etats de  l'Afrique centrale (BEAC). 

     L'audit de la BEAC sollicité fait suite aux informations selon  lesquelles les dirigeants de cette banque commune à six pays  d'Afrique centrale auraient effectué des placements de fonds. Ces  opérations effectuées en violation des statuts de la banque  auraient occasionnées d'énormes pertes financières estimées à plus de 300 milliards de FCFA (528 millions d'euros). 

     L'audit permettra de "réexaminer les modalités internes de  fonctionnement de celles-ci et de faire la lumière sur la façon  dont les dites opérations de placement ont été conduites", indique le communiqué final du sommet. 

     Dans l'espace, toute opération de placement ont été suspendues  jusqu'à nouvel ordre. Les chefs d'Etat présents au sommet ont  recommandé une amélioration de "la collaboration au sein de  l'équipe dirigeante". 

     Le sommet de Libreville a décidé de créer un observatoire de  suivi de l'environnement des affaires dans la zone CEMAC en vue  d'améliorer l'attractivité de la sous-région et de renforcer la  sécurité juridique et judiciaire des investissements. Il a par  ailleurs instauré un comité de veille composé de la Commission de  la CEMAC, la Banque des Etats de l'Afrique centrale, la Commission bancaire de l'Afrique centrale (COBAC), la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale ( BDEAC ) et les Etats membres. 

     La conférence a accordé une assistance financière de 8  milliards de FCFA (14 millions d'euros) à la Centrafrique reparti  entre la BEAC et les Etats membres. La BEAC versera 3 milliards de FCFA (5,28 millions d'euros) contre 1 milliard pour chaque Etat.  L'enveloppe aidera à réaliser en Centrafrique les opérations de  Désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens combattants (DDR) en vue de consolider la paix et le récent dialogue inclusif  tenu à Bangui.

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