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TOUTES MES FELICITATIKONS MR DJIMI KOREI

Je suis  personnellement très satisfait et comblé par votre article intitulé (la France doit-elle etre poursuivie  pour crime contre l’humanité).Oui bien sure. L’histoire de notre peuple la rattrapera un jour j’en suis convaincu. C’est une question de temps.Beaucoups  d’âmes  innocentes  sont enfouies sous  cette  terre  tchadienne. Dieu ne laissera jamais  impunis ces  actes criminels perpétrés  contre notre peuple ; pendant la colonisation et après l’indépendance ; oh ! Pardon, le Tchad  n’a jamais connu l’indépendance réelle. C’est  la France qui fait et défait les régimes au Tchad. Jetons un  regard rétrospectif  sur les événements   au Tchad. En 1968-69, les légionnaires Français ont  combattu le FROLINAT en utilisant tous les moyens  répressifs  allant  jusqu’à tuer des jeunes filles avec  mutilation des seins pour le manger de leurs  chiens. A salal, tous les moyens dont dispose l’armée Française au Tchad sont mis en œuvre pour déloger les combattants des FAP mais  elle a échoué. Les combattants de l’époque ont défendu leurs positions avec bravoure et beaucoup de courage, c’est vous dire que les Français ne sont aucunement plus braves que les Tchadiens. Ce mythe de Français doit-être brisé par tous les moyens à l’instar de l’actuel régime de Rwanda. Il est de notre devoir de sauver la mémoire de tous nos martyrs tombés sous les balles des Français et de ses valets locaux. L’indépendance a un prix à payer. Elle  ne s’arrache pas sans conséquences et nous avons subit ces conséquences tous les temps et nous continuerons à subir si  nous ne nous éveillerons pas. Et, pour barrer la route à cette nouvelle  forme de colonisation, il faut notre Unité autour d’un seul programme et d’un seul homme. La pire de la colonisation est la colonisation Française. Regardons un peu les colonies Anglaises et les colonies Françaises en Afrique. La différence est  grande. La politique Française en Afrique est à l’origine dans 99% des conflits que connait notre continent. Le Président Sarkozy a lui-même illustré dans l’affaire d’arche de Zoé (quoi qu’ils aient fait j’y irai les chercher) où est la liberté ? Où est l’indépendance ? Où est la souveraineté. Les exemples  sont légions. Quoi qu’il en soit notre unité est nécessaire voir indispensable  au tour d’un homme. Vous allez  certainement me poser la question de cet homme providentiel autour duquel nous allons nous retrouver. Certainement pas. Entant qu’humains  nous allons être gouvernés toujours par un homme mais par un ange pour nous sauver de cette situation. Il faut accepter le moindre mal. Il vaut mieux être commandé par un mauvais de chez soi que d’être commandé par un bon d’ailleurs. Et pourtant les  bons n’existent que très peu dans ce monde criminel. Les bons d’ailleurs nous feront beaucoup plus de mal que notre mauvais bonhomme. Faisons nous confiance, et ensemble transformons notre mauvais en bon. Celui qui t’encourage à tuer ton père et bruler ton village ne te rend pas service plus que celui qui te conseille à réconcilier ton père et maintenir la cohésion et l’entente du village et de ses habitants. En conclusion, je soutiens parfaitement Monsieur Djimi Korei et  que je confirme que tous les malheurs du Tchad viennent de la France.

Bokory79@gmail.com

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A
<br /> Hommages sincères et respectueux, la France au Tchad<br /> <br /> <br /> <br /> Dans son discours de Dakar, monstre de racisme néo-colonial, M. Sarkozy déplorait le fatalisme de l’Africain qui « jamais ne s’élance vers l’avenir ». La plaisanterie est bonne, et a dû faire rire<br /> dans les salons où sont reçus les PDG des entreprises françaises présentes en Afrique. Car lier les problèmes de ce continent à une prétendue « Nature africaine », cela n’est pas nouveau. Mais<br /> c’est toujours aussi faux.<br /> <br /> <br /> Présentation du lieu et des acteurs<br /> <br /> Le Tchad est un pays qui possède des réserves naturelles de pétrole, de fer, de wolfram, d’or, d’argent, d’uranium, de cuivre, de diamants, de chrome, de titane, de cobalt, et des nappes<br /> souterraines importantes d’eau douce. Des richesses telles qu’un homme politique tchadien, M. Yorongar, le surnomme l’« Eldorado africain ». Et ses réserves de pétrole, dont l’exploitation a<br /> commencé en 2003, sont prometteuses puisqu’elles devraient fournir 2 milliards de barils, une manne considérable.<br /> <br /> Cependant, les richesses immenses de ce pays ne bénéficient pas à sa population, qui reste l’une des plus pauvres du monde. Mike Davis, sociologue et historien américain, donne dans son livre<br /> Planète bidonvilles le chiffre suivant : plus de 99% de la population urbaine du Tchad vit dans des bidonvilles. En outre, 60% des Tchadiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, les famines se<br /> répètent régulièrement et l’espérance de vie d’un Tchadien est inférieure à 45 ans. Les populations sont maintenues dans l’ignorance et l’illettrisme est massif.<br /> <br /> Comment expliquer ce gouffre entre les richesses du pays et le niveau de vie de ses habitants ?<br /> <br /> En réalité, quand on parle « des Tchadiens » il faut prendre certaines précautions : la classe dirigeante du Tchad, elle, tire très bien son épingle du jeu. Le président, Idriss Déby, vit dans le<br /> luxe. Tout comme le noyau restreint qui l’entoure et qui constitue un appareil d’Etat corrompu et inféodé aux intérêts occidentaux. Faire partie de cette classe dirigeante, cela ne s’improvise pas.<br /> Et Idriss Déby n’a pas lésiné sur les massacres d’opposants politiques et les tortures pour s’affirmer à la tête de l’Etat. Mais avant toute autre chose, il faut, pour prendre la tête du Tchad,<br /> avoir des amis puissants. Et être prêt à tout sacrifier à leurs intérêts.<br /> <br /> <br /> La France, bras armé de ses multinationales<br /> <br /> Depuis l’indépendance du Tchad, l’ombre de la France plane sur sa politique, et fait régulièrement des piqués pour intervenir militairement, quand l’un où l’autre des dirigeants du Tchad ne sert<br /> pas assez ses intérêts économiques et stratégiques. La situation perdure depuis l’indépendance et le gouvernement fantoche du pro-français Tombalbaye. Mais la situation reste plus que jamais<br /> d’actualité.<br /> <br /> Pour exemple, en 1979, le Tchad est contrôlé par le leader du Front de libération nationale du Tchad (FROLINAT) nommé Weddeye, mieux disposé à l’égard des intérêts libyens que français. La France<br /> fait alors appel à Hissène Habré, un membre du Frolinat qui jouait depuis longtemps la carte française dans la région. Alors qu’il est le ministre de la Défense du gouvernement en place, la France<br /> le débauche et l’aide militairement à renverser Weddeye par un coup d’Etat en 1982.<br /> <br /> Hissène Habré est pourtant bien connu pour être un criminel. A sa prise de pouvoir, le Tchad connaît une des périodes les plus sombres de son histoire. On impute au régime Habré l’assassinat de<br /> 40.000 opposants politiques, et des tortures innombrables. Mais rien ici ne peut inquiéter la France. Ni son président, bien de gauche, François Mitterrand...<br /> <br /> En 1990, Hissène Habré dépasse les limites du convenable, et signe ainsi sa destitution : Elf n’a pas obtenu la part qui lui revenait « de droit », en récompense de bons et loyaux services de<br /> l’Etat français pour Habré, dans le consortium pétrolier qui voit le jour. Les sociétés américaines telles qu’Exxon ou Chevron sont privilégiées dans l’accès à ce marché naissant. Dès lors, son<br /> sort est scellé. La France, par l’intermédiaire d’Elf (que de Gaulle appelait en connaissance de cause la « seconde diplomatie française ») lui trouve un successeur.<br /> <br /> En octobre 1990, Idriss Déby rencontre les représentants d’Elf aux Pays-Bas, et, malgré sa compromission dans les massacres de l’ère Habré, pendant lesquels il était général de l’armée tchadienne,<br /> il est le candidat retenu.<br /> <br /> Le marché qu’Elf lui propose est simple : en échange d'un appui militaire et de l'accès au pouvoir, Déby doit garantir l'entrée de la compagnie dans le consortium pétrolier. Chose dite chose faite,<br /> le 1er décembre 1990, l'armée française ouvre les portes de N'Djaména à la division rebelle de Déby qui prend ainsi le pouvoir par un formidable coup de force, sponsorisé par Elf et l'armée<br /> française. Déby saura remercier Elf qui entre à 20% dans le consortium pétrolier.<br /> <br /> Dans une note de service, la compagnie pétrolière nous donne des renseignements sur cette fameuse « Nature Africaine », décidemment bien pratique pour légitimer l’intolérable : « Au Tchad, la<br /> guérilla est quasiment une tradition et la prise du pouvoir se conçoit par les armes et non par les urnes. Ainsi, seul un régime militaire est concevable. » Concevable pour les Tchadiens ? Ou pour<br /> Elf et l’Etat français ?<br /> <br /> Mais, en récompense, les retombées pour les grandes entreprises françaises furent importantes. Pour Elf, nous l’avons vu, mais également pour Sogéa-Satom et Bouygues, car 500 millions d’euros de<br /> contrats de travaux et de services ont été adjugés à des entreprises françaises pour la construction du pipe-line Tchad/Cameroun.<br /> <br /> Dans toute cette affaire, l’Etat français et ses militaires se sont bien comportés comme le bras armé des multinationales françaises. Et le personnel de l’Etat tchadien, mis en place pour ces<br /> intérêts, les sert avec zèle : Idriss Déby maintient pour les entreprises étrangères, et donc françaises, un climat fiscal très appréciable. Elles bénéficient de très nombreuses exonérations : rien<br /> que pour la construction du pipe-line, le montant des exonérations a été estimé en 1995 à plus de 21 milliards de dollars.<br /> <br /> Tout cela se fait bien entendu au détriment des populations du Tchad. Car la classe rapace qui se maintient au sommet de leur pays grâce à l’aide active de la France ne leur offre que misère et<br /> violence. Par exemple, lors de la construction du pipe-line, tous les habitants qui avaient le malheur de se trouver sur le trajet du pipe-line ont été déplacés, avec violence et sans indemnité.<br /> Dans tout cela, les institutions mondiales sont complices. Le député Yorongar écrivit un courrier à la Banque Mondiale pour attirer son attention sur ces séries d’expropriations. Il prenait pour<br /> exemple le cas d’un paysan tchadien qui avait été expulsé par la compagnie de construction filiale du groupe Bolloré et avait été ainsi dépossédé de sa maison et condamné à l’errance. Le<br /> sous-secrétaire de la Banque Mondiale, Serge Michaïlof, lui répondait ainsi, dans une lettre du 21 mai 1999 :<br /> <br /> « La personne citée (Ndodjingar) était éligible à une indemnisation totale de 90 000 Francs CFA. Elle a choisi l'indemnisation en nature sous forme d'une bicyclette. Le prix de cette bicyclette est<br /> de 89 000 F CFA. La différence est égale au montant de l'indemnisation en liquide lui étant du : 1 985 F CFA [19,85 FF ou 3 Euros]. Il lui a été remis un certificat d'indemnisation en nature pour<br /> un montant de 89 000 F CFA au moment de la livraison de sa bicyclette. Ce document témoigne du paiement en nature. »<br /> <br /> Perdre son terrain et sa maison est acceptable aux yeux des plus grandes institutions en échange de 3 euros et... d’une bicyclette. La réponse de la Banque Mondiale prouve tout simplement les<br /> connivences de l'institution avec les grandes sociétés de construction responsables du projet.<br /> <br /> Mais tout cela n’est pas étonnant, et découle du système capitaliste qui régit l’économie mondiale. En effet, le marché des travaux de l’ampleur de la construction d’un pipe-line sont limités. Pour<br /> les groupes français de BTP, l’octroi de tels marchés, avec tous les profits qu’ils génèrent, est indispensable à leur survie car s’ils en perdaient plusieurs d’affilée au détriment de grands<br /> groupes américains par exemple, ils pourraient se faire engloutir par ces groupes. C’est pourquoi les conditions économiques, politiques, militaires, leur permettant de remporter ces marchés<br /> doivent absolument être réunies. Au Tchad, comme dans bien d'autres régions d'Afrique et du monde, cela passe par l'intervention armée et tout ce qu'elle implique : dictature, répression des<br /> opposants politiques, création et exacerbation des conflits « ethniques »...<br /> <br /> Au Tchad, l’intervention de l’armée française crée à la fois des débouchés et des profits pour les entreprises françaises, et participe au maintien du capitalisme. Ce système a un nom :<br /> l’impérialisme.<br /> <br /> <br /> Mensonges d’Etat à la française<br /> <br /> Comment faire passer, aux yeux de la population française, un tel soutien ? Il s’agit de maquiller Idriss Déby en chef d’Etat ami et respectable, car « démocratiquement élu », et, bien entendu,<br /> reconnu par des institutions internationales comme l’Union Européenne ou l’ONU. Mais, en fait d’élection, nous avons bien vu comment Idriss Déby était arrivé au pouvoir, et cela ne nous étonn<br /> <br /> <br />
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