BRAZZAVILLE — Ali Bongo a effectué vendredi ses premiers déplacements à l'étranger en tant que président élu du Gabon en se rendant au Cameroun et au Congo, où il a rencontré les présidents de ces deux pays voisins, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Arrivé en fin de matinée à Yaoundé, M. Bongo a été accueilli par le chef de l'Etat camerounais Paul Biya, avec lequel il s'est entretenu au palais présidentiel d'Etoudi.
Il s'est ensuite rendu à Brazzaville pour y rencontrer le président congolais Denis Sassou Nguesso. Leur entretien a duré deux heures, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Je me devais de présenter mes respects aux chefs d'Etat de la sous-région qui sont des personnages importants pour moi, pas seulement à cause de leurs fonctions mais aussi parce qu'ils m'ont toujours témoigné de l'affection", a déclaré à la presse congolaise M. Bongo après son entretien avec M. Sassou Nguesso.
"Je suis venu recueillir des conseils. Nous avons parlé du présent et du futur, c'est-à-dire de l'intégration sous-régionale et de la manière dont nous pouvons améliorer et renforcer le partenariat bilatéral et multilatéral", a-t-il ajouté.
M. Bongo a précisé qu'il allait poursuivre sa tournée en se rendant au Tchad mais sans donner de date.
Interrogé sur la polémique qui a cours au Gabon à propos du nombre de personnes tuées - 3 selon les autorités, au moins 15 d'après l'opposition - lors des violences post-électorales qui ont secoué Port-Gentil (ouest) du 3 au 6 septembre, il a répondu: "Quand on fait des affirmations, il faut pouvoir les étayer avec des preuves. Ces preuves, nous les attendons".
Fils du président défunt Omar Bongo, M. Bongo a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%) lors de l'élection présidentielle du 30 août. Mais les résultats de ce scrutin sont depuis contestés par les autres candidats.
Ces derniers ont jusqu'au 19 septembre pour déposer un recours devant la Cour constitutionnelle gabonaise.
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