Alain Leroy a précise devant le Conseil de sécurité de l'ONU que les violences à grande échelle prenant pour cible les civils et entrainant des déplacements de population importants n'étaient plus une caractéristique essentielle de cette crise.
La dernière évaluation de la situation au Darfour par Alain LeRoy devant le Conseil de sécurité des Nations unies est clairement optimiste.
Il a déclaré devant les ambassadeurs que d'ici à la fin de l'année, la grande majorité des 26 000 soldats de la force hybride, Nations unies - Union africaine, serait déployée.
Elle sera la plus importante opération de maintien de la paix déployée dans le monde.
Elle devrait, selon Alain Le Roy, permettre à l'ONU d'établir une présence renforcée autour des camps de réfugiés du Darfour, qui abritent au total prés de deux millions de personnes.
Pour beaucoup d’observateurs, cette information est à relative et à mettre dans un contexte caractérise par peu d’avancée au plan politique.
Les pourparlers de Doha, entre le gouvernement soudanais et l’un des mouvements rebelles, le Mouvement pour la Justice et l’Egalite (JEM), semblent être dans l’impasse.
Les rebelles ont libéré au début mois de juillet 60 soldats gouvernementaux mais il n’y a pas eu, pour l’instant, de geste similaire de la part de Khartoum.
Par ailleurs, il y a toujours des violences de faible intensité au Darfour.
Les accrochages entre tribus rivales dans des différends fonciers, le banditisme et les enlèvements d’employés humanitaires se poursuivent.
La situation s’est, malgré tout, beaucoup améliorée.
Le conflit au Darfour qui a débuté en 2003 a coûté la vie à 200 000 personnes. Les affrontements qui ont lieu en ce moment n’ont rien à voir avec l'intensité des violences au débubt du conflit.
http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2009/07/090725_darfur_improvement.shtml