Respect de la Constitution gabonaise.
Le Gabon comme tous les autres pays du monde aspire à la démocratie, au respect des droits de l’homme, au bien être de son peuple, et au progrès économique et social. Bref, le Gabon voudrait aussi faire partie de la cours des grands. Cet idéal cadre très bien avec la vision du Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) qui déclare ceci: “La vison du FUCR est de faire du Gabon le meilleur exemple de démocratie et de développement économique et social en Afrique. Le FUCR voudrait aussi faire du Gabon la fenêtre de l’Afrique à travers le monde.”
Ce beau rêve, les gabonais sont en passe de le réaliser après la mort du grand dictateur Omar Bongo Ondimba. Cet homme qui a passé plus de la moitié de sa vie à la tête du Gabon. Ce même homme qui a battu tous les records de longévité au pouvoir. Au soir du 10 Juin 2009, après la prestation de serment de Mme Francine Rose Rogombe, présidente par intérim de la République Gabonaise, le Gabon devient de facto le deuxième pays en Afrique à être dirigé par une femme. C’est à la fois un grand honneur pour la démocratie gabonaise mais aussi pour la femme africaine. Comme nous le savons tous, la femme doit jouer un rôle tres important dans le processus de développement en Afrique, un continent qui continue à se chercher depuis les indépendances.
A travers cette transition pacifique, le Gabon vient de montrer à la face du monde que les gabonais ont atteint une certaine maturité politique. Toutefois, le FUCR reconnait que le chemin de la transition reste encore long. Deux autres étapes majeures restent à surmonter pour parfaire cette transition politique qui va sonner le glas d’une nouvelle page de l’histoire du Gabon. Il s’agit de la démission immédiate du présent gouvernement et de l’organisation des élections libres et transparentes.
S’agissant de la démission du gouvernement actuel, le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) demande au premier Ministre Eyeghe Ndong de déposer sa démission selon les dispositions de la loi fondamentale gabonaise. Cette démission qui ne saurait tarder devra permettre au président intérimaire de former un gouvernement de transition qui aura pour mission première l’organisation des élections anticipées selon l’article 13 de la constitution gabonaise. Le FUCR demande alors à la Court Constitutionnelle de faire respecter la loi pour éviter tout dérapage qui pourrait conduire le Gabon vers la guerre civile. Car le FUCR et les gabonais dans leur ensemble n’accepterons jamais que les élections anticipées au Gabon soient organisées par un gouvernement composé des personnalités n’ayant ni moralité ni conscience politique. D’ailleurs nous tenons à rappeler ici que les gabonais ne font guère confiance en l’actuel ministre de l’intérieur Mba Obame. Ce dernier a montré toute son incapacité à diriger avec intelligence ce département ministériel. Nous exigeons donc la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale qui serait composée des personnalités de bonne moralité qui comprennent très bien le sens de la chose politique. En d’autres termes, les gabonais veulent des personnes politiquement propres, des gabonais qui ne sont jamais allés à la soupe d’Omar Bongo Ondimba. Le peuple gabonais n’a plus besoin ni de la démocratie conviviale ni de la démocratie à la gabonaise.
La mort d’Omar Bongo Ondimba tant souhaitée par tous les opprimés et les oubliés du régime de ce dernier, tourne enfin la page de l’histoire du Gabon la plus sombre et la plus honteuse.
Mes chers compatriotes, Dieu en rappelant à Lui Omar Bongo Ondimba qui a passé toute sa vie à voler et à piller les richesses de notre pays pour servir à volonté sa famille et ses amis les français, vient de nous libérer du premier grand obstacle au progrès de notre pays. Mais le second grand obstacle y demeure encore: la colonisation française. Le FUCR va vous prouver à travers les lignes qui vont suivre que le Gabon reste toujours une colonie française malgré notre semblant d’Independance acquise le 17 Aout 1960.
La colonisation continue du Gabon
Au nom de tous les gabonais et au mien propre, je voudrais sincèrement remercier les journalistes Raphaëlle Becqué et Pascale Robert- Diard du journal le monde. Grace à leur enquête et à un travail de qualité, ces deux journalistes m’ont permis de mettre la main sur certaines révélations qui dépassent l’entendement humain. Cette enquête va permettre à tous les gabonais de mieux comprendre le vrai rôle de la présence de la France au Gabon et d’établir la relation qui existe entre la souffrance des gabonais, la pauvreté, la misère, le sous développement et la coopération franco gabonaise. Mes chers compatriotes, notre pays n’a jamais été Indépendant de la France. Du général De Gaule en passant par Mitterrand jusqu’à Nicolas Sarkozy, la France a toujours géré le Gabon comme un de ses départements qui avait comme préfet Omar Bongo Ondimba. Pour une parfaite illustration, je vais citer l’ancien président français François Mitterrand qui disait je cite: “A quoi sert-il de changer les hommes? Celui qu’on mettrait viendrait faire la même chose.” (le Monde du 10 juin 2009, page 2). A travers cette phrase, le président français nous montre très bien que les gabonais n’ont jamais élu leur président. Les choix étaient toujours faits depuis les bureaux de l’Élysée. Comme nous pouvons le constater et le comprendre, nous pouvons en déduire que les gabonais n’ont jamais choisi leur propre président. Les ordres viennent de la France. La question que tout gabonais est en droit se poser aujourd’hui est celle-ci: pourquoi avoir gaspillé autant d’argent pour des élections présidentielles depuis 1960, si au préalable Omar Bongo, ses amis et les français savaient que le choix du président gabonais dépendait de la seule volonté de la France. Cet argent n’aurait –il pas permit de construire les écoles, les routes, les hôpitaux et créer les emplois au Gabon?
A propos de la gestion des richesses du Gabon.
Cette découverte que je viens de faire sur le pillage de nos riches ne peut que conduire tout gabonais soucieux du devenir de son pays et du bien être social de ses parents à un sentiment de révolte ou de rébellion. Aucun gabonais en dehors de la famille Bongo Ondimba et tous leurs amis, ne peut rester insensible et sans réaction au traitement inhumain de la France vis avis du peuple gabonais. Retenez votre souffle pendant que nous lisons ensemble cette phrase de Floch-Prigent, ancien président d’Elf qui disait ceci: “En septembre 1989, je m’en suis ouvert au président de la république. Je lui ai demandé:” voulez-vous ou non que je ferme le robinet”? Réponse du président: “Ah, non, nous continuons ce qui a été mis en place par le général De Gaule. “ Il m’a simplement demandé de rééquilibrer les choses sans toutefois oublier le RPR.” (le Monde du 10 Juin 2009.page 2).
Cette phrase nous montre à suffisance que les richesses du Gabon sont la propriété privée de la France, que rien ne peut se faire au Gabon sans la permission de la France. En d’autres termes, les gabonais ne jouissent d’aucune autonomie politique et économique. Nous sommes encore des esclaves des français. Ce qui est encore plus grave, chaque jour qui passe, nos pères, nos mères, nos frères et sœurs meurent par manque des médicaments dans les hôpitaux de Libreville et ceux de l’intérieur du Gabon. Mais pendant ce temps, les français se font soigner avec l’argent des gabonais. Nous comprenons maintenant pourquoi le gouvernement gabonais n’arrive pas à faire face à la grogne sociale. Car les décisions financières viennent depuis la France.
En parcourant le journal le monde du 10 Juin 2009, j’ai fini par comprendre la colère du peuple Ivoirien. En effet, l’amour du pays d’abord, l’exaspération ensuite devant le pillage des ressources naturelles du pays par la France, avaient provoqué des manifestations incontrôlées anti français dans toute la Côte-D’ivoire il y a quelques années. Les ivoiriens avaient pleinement raison. A travers ce qui s’est passé en Côte-D’ivoire, ce peuple courageux et déterminé avait donné un message fort à la France. Et les Français ont fini par comprendre que la Côte-D’ivoire appartient d’abord aux Ivoiriens.
Les actions
A la lumière de tout ce qui précède, le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR), voudrait rappeler à Mr. Nicolas Sarkozy, président de la France que le moment est arrivé de changer sa politique envers le Gabon. L’élection présidentielle anticipée en cours au Gabon est sans nul doute une occasion en or pour la France de se ressaisir en laissant aux gabonais de choix de leur premier président de la république. Les gabonais demandent alors aux français de ne point influencer le verdict des urnes. Que la volonté du peuple s’accomplisse. Le peuple gabonais est un peuple souverain. Nous n’avons plus besoin du dictat de la France. Je voudrais que nos « amis » français comprennent bien que la mort d’Omar Bongo Ondimba marque la fin d’une vieille époque et ouvre une nouvelle page de l’histoire du Gabon. Les gabonais voudraient aussi dire à la France que nous n’avons plus besoin des Bongos au pouvoir. Car ils se sont enrichis pendant plus de 42 ans sur le dos des gabonais.
Notre message à la France est clair et ne souffre d’aucune ambigüité. Le Gabon a besoin d’une nouvelle generation des acteurs politiques. Nous avons besoin de renouveler notre classe politique qui pourrait apporter une nouvelle vision et un autre système de management politique, économique et social au Gabon. Bref, le Gabon a besoin des hommes et des femmes ayant une conscience et une morale politiques. Cette génération de la nouvelle classe politique gabonaise devra comprendre la vision de notre martyr Joseph Rendjambe qui fut froidement assassiné le 23 Mai 1990 à Libreville par le régime de Bongo Ondimba. Notre frère Rendjambe que ses amis appelaient affectueusement “Rendjos” disait ceci:” la politique est avant tout un art, l’art de gouverner la cité en vue d’atteindre ce que l’on peut considérer comme la fin suprême de la société; que la politique est avant tout la mise en œuvre des moyens pour réaliser certains objectifs bien déterminés dans les domaines précis (politique de l’emploi, politique des revenus etc.…).
Il n’ya pas très longtemps que je vous disais que la Liberté ne se donne pas. Elle s’arrache des mains de l’oppresseur. Notre Independance politique et économique ne viendra jamais de la seule volonté de la France. Nous devons nous battre pour cette Independance qui nous permettra de repartir sur des nouvelles bases et prendre le train du développement. Si les Français veulent encore rester au Gabon et demeurer les amis des gabonais, la France doit mettre fin à ses pratiques diaboliques et revoir tous les contrats mystérieux signés avec Omar Bongo Ondimba. Car nous rappelons à la France que la coopération franco gabonaise n’a servi que les intérêts de la France. Les gabonais comptent sur la bonne volonté politique de la France pour éviter des manifestations anti français au Gabon. Il est alors grand temps que la France comprenne que les gabonais ne sont plus dupes. Si la France ne veut pas adapter sa politique envers le Gabon pour un partenariat d’égal à égal, le FUCR serait contraint de demander aux Gabonais de chasser les français du Gabon. Nous disons que la suite des relations entre la France et le Gabon dépendra de la conduite des français pendant cette période de transition au Gabon.
Candidature unique de l’opposition Gabonaise
Le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) interpelle toute la classe politique de l’opposition à plus de maturité politique en présentant une candidature unique aux prochaines élections anticipées. L’unité de l’opposition au cours de cette élection semble être la voie qui nous conduirait au pouvoir. Le moment est enfin venu pour que toute l’opposition se retrouve autour d’une table pour élaborer ensemble toutes les stratégies et tactiques politiques pouvant nous garantir une victoire face la machine politique et financière du PDG, parti au pouvoir. Pour ce faire, le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) propose une plateforme politique qu’on appellerait: La Coalition des Forces de l’Opposition Gabonaise (CFOG). Cette nouvelle structure politique provisoire aura pourra mission fondamentale assurer l’élection du candidat de l’opposition aux élections anticipées. C’est dans ce sens que je lance un appel solennel à tous mes frères Pierre Mamboundou (UPG), Zakari Myboto (UDD), Ben Moubamba, Daniel Mengara(BDP) et Simeon Ekogha(RDPG) de transcender leurs divergences politiques afin de préserver les intérêts supérieurs de la nation gabonaise. Le temps de la diversion politique est fini. L’opposition gabonaise n’a pas besoin des candidatures fantaisistes. Que tous ceux qui dans leur propre conscience et subconscient savent qu’ils ne peuvent pas gagner cette élection anticipée s’unissent autour de la personne la mieux placée pour assurer une victoire à cette élection présidentielle anticipée. Le réalisme politique nous l’oblige. Pour terminer, je voudrais citer Nelson Mandela qui au soir de la victoire de Barrack Obama disait je cite:” Votre victoire vient de démontrer que nul ne peut plus avoir peur de changer le monde.” Mes chers compatriotes de l’opposition gabonaise, n’ayons pas peur de changer le Gabon. Ensemble nous y arriverons. Nous ne sommes plus qu’à quelques semaines de la première victoire historique de l’opposition gabonaise. Le FUCR espère que les intérêts du peuple gabonais prendront le primat sur les intérêts personnels et égoïstes des uns et des autres. Le rendez-vous est pris pour la campagne présidentielle qui s’annonce très ouverte.
Patriotiquement
Fait à Raleigh, le 14 Juin 2009
Guy Roger Biwagou Biwagou
President, FUCR