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Khaled le soleil algérien

Le bouillonnant Réunionnais Davy Sicard avait déjà chauffé la grande scène. Malgré une panne qui a repoussé les concerts de presque une heure, le jeune artiste a réussi à mobiliser un public encore peu nombreux, mais ravi de découvrir ce nouveau talent à Musiques métisses.

La belle diva Natacha Atlas a pris le relais pour une session moins mouvementée, plus posée et stylisée. Sa célèbre reprise de la superbe chanson interprétée en son temps par Françoise Hardy, « Mon amie la rose », l'artiste l'a choisie classique et d'une lenteur hypnotique pour le public de Métisses.

Affluence record ?

Puis est venu le roi du raï. À minuit passé, les jeunes et moins jeunes ont convergé vers le grand chapiteau. À croire qu'ils n'attendaient que lui pour que la soirée commence enfin.

De très jeunes fans ne se sont pas lassées de brandir le drapeau algérien, le temps que les musiciens du papa de l'entraînant « Didi » prennent place. Une formation en grand orchestre qui n'avait pas eu jusque-là les faveurs du festival. Après les intimistes Trio Rosenberg et Sanseverino vendredi soir, la soirée de samedi était résolument tournée vers le soleil et les cuivres.

Les premiers accords claqués ont suffi à lancer les spectateurs déjà acquis à Khaled. Sourire perpétuel aux lèvres, tel un gamin devant une friandise, celui-ci a entamé un chant sans paroles, le temps que ses musiciens règlent leur balance.

Ni vu ni connu, la première chanson est partie toucher les hanches jusqu'au fond de la salle où se nichent les places assises. L'artiste a enchaîné sur le titre phare de son nouvel album, « Liberté », et a donné le ton au festival.

Hier soir, on présumait que cette 34e édition de Métisses allait figurer parmi les grands crus : à quelques heures du concert du grand ambassadeur du reggae en Afrique, Alpha Blondy, il ne restait plus beaucoup de places à vendre. Précédé par deux voix féminines engagées, Mounira Mitchala, du Tchad, et Oumou Sangaré, du Mali, Alpha Blondy devait prolonger la fête jusqu'au bout de la nuit et donner le sourire aux organisateurs du festival, conscients d'avoir parfaitement rempli leur rôle en réjouissant le public et en permettant, a priori, à la manifestation de rentrer dans ses frais.

http://www.sudouest.com/charente/actualite/article/606992/mil/4600661.html

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