| « Les médecins ont donné le résultat de mon test à ma mère, pas à moi. C’est [quelques jours] plus tard, un soir à la maison, qu’elle m’a dit que j’avais le sida. « Ma mère est allé voir le chef de [quartier], mais comme le voisin était de la famille [du chef], il n’a pas voulu lui faire de problèmes. Donc ma mère est allée porter plainte en justice. L’homme a été arrêté et emprisonné, mais quand les rebelles ont attaqué N’djamena [offensive contre le régime du président Idriss Déby les 2 et 3 février 2008], ils ont ouvert la prison et le voisin a été libéré. Je ne sais pas ce qu’il est devenu depuis, il n’est pas revenu [à la concession]. « Le voisin était malade, sa femme était déjà décédée et on savait que c’était de la maladie [VIH]. « Quelques temps après [la confirmation de l’infection au VIH], je suis devenue faible, j’étais très fatiguée. On m’a fait des examens, et on m’a donné des ARV. Ca fait plusieurs mois maintenant que j’en prends. « J’ai repris un peu de forces, et maintenant, ça va un peu mieux. Je fais partie d’une association de personnes vivant avec le VIH. Je suis à l’école [primaire] et je veux continuer. « Mais mon père est décédé il y a plusieurs années, j’ai plusieurs frères et sœurs, et ma mère ne travaille pas. Quand on a de l’argent, on mange, et sinon on va dormir. J’ai vraiment envie de continuer à l’école, mais parfois, c’est difficile ». ail/ |