NEW YORK, 11 mars (Xinhua) -- L'accusé Bernard Madoff, escroc financier et ancien président du Nasdaq, pourrait faire face à 150 ans de prison, selon les reportages de mardi des médias américains. Son avocat, Ira Lee Sorkin, a indiqué que M. Madoff plaidera coupable jeudi devant la cour fédérale de New York.
A l'audience de mardi, le procureur Marc Litt a annoncé que M. Madoff est confronté à 11 chefs d'inculpation dont : fraude aux valeurs immobilières, escroqueries, fraude impliquant des communications électroniques, blanchiment d'argent et fausses déclarations devant la Securities and Exchange Commission (SEC, organe fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés boursiers).
M. Madoff, âgé de 70 ans, est assigné à résidence dans sa maison de Manhattan avec une caution de 10 millions de dollars.
Son épouse, Ruth Madoff, qui a engagé un avocat différent, a déclaré que les 10 millions de dollars en son nom ne peuvent être touchés pour rembourser les victimes de l'escroquerie.
L'accusé a été arrêté en décembre dernier pour avoir prétendument mené une fraude de 50 milliards de dollars basée sur le modèle de la "chaîne de Ponzi" (du nom de l'inventeur du système de vente pyramidale, une escroquerie dans laquelle le profit ne provient pas vraiment d'une activité de vente, mais du recrutement de nouveaux membres). L'argent des nouveaux investisseurs étant utilisé pour payer de généreux dividendes aux premiers investisseurs.
Les investigateurs croient, en se rapportant à des informations, que l'empire financier Madoff a sur des décennies pris de l'argent à des clients avec la promesse de profits élevés ; dans certains cas près de 46%. Toutefois au lieu d'investir l'argent, M. Madoff utilisait les dépôts de ces nouveaux clients pour payer de faux profits à des investisseurs déjà existants.
Presque deux douzaines d'investisseurs ont demandé à s'exprimer lors de l'audience de jeudi en prévalant de dispositions souvent considérées comme inutiles et qui permettent aux victimes d'apparaître aux audiences, selon le journal New York Post.