Les sept pirates somaliens ont été transportés au port de Mombasa, situé à l'est du Kenya, et seront détenus dans un poste de police.
Le commandant de la police maritime, Stanley Lemai, a déclaré aux journalistes que les suspects ont été arrêtés par des forces de l'ordre dans les eaux somaliennes de l'océan Indien alors qu'ils tentaient de détourner un navire.
"Les suspects étaient en possession d'armes qui seront présentées au tribunal quand ils seront jugés pour crime", a-t-il déclaré, sans révéler les types d'armes que les suspects utilisaient au moment de leur arrestation.
M. Lemai a refusé de révéler quand les pirates ont été arrêtés, mais l'ambassadeur américain au Kenya, Michael Ranneberg, avait fait allusion lundi que des suspects allaient être remis aux autorités kényanes.
Vêtus d'orange et les pieds nus, les suspects qui semblaient fatigués ont été conduit dans leur cellule sous étroite surveillance. Huit pirates détenus l'année dernière pourraient être inculpés à Mombasa. Actuellement, neuf pirates sont emprisonnés pour sept ans dans la ville portuaire du Kenya.
Bien que le jugement de ces pirates ait posé un problème constitutionnel, il existe une clause dans la constitution kényane qui prévoit le jugement dans le pays de crimes maritimes internationaux.
En janvier, les Etats-Unis avaient conclu un accord avec le Kenya pour que les pirates présumés soient jugés dans le pays.
Les activités de piraterie de plus en plus nombreuses dans l'océan Indien au large des côtes somaliennes ont incité la communauté internationale à déployer des forces de sécurité dans la zone pour enrayer les attaques fréquentes contre les navires.
La communauté internationale cherche des moyens de poursuivre les pirates depuis l'augmentation du nombre d'attaques l'année dernière.
En effet, en 2008, une quarantaine de navires et des centaines de membres d'équipage ont été attaqués par des pirates somaliens au large des côtes somaliennes. Depuis novembre, le nombre d'attaque a diminué, car de nombreux pays ont envoyé leurs navires patrouiller la zone. Mais la question qui reste à élucider est comment poursuivre les pirates arrêtés.
De son côté, la Grande-Bretagne a conclu un accord similaire pour remettre les pirates aux autorités kényanes.
Source: tchadhanana