Pour le gouvernement canadien, il est question de venir en aide aux pays plus démunis.
Madame Beverley Oda, ministre de la Coopération internationale du Canada a déclaré lors d’une conférence de presse lundi dernier à Ottawa que son pays fournirait une aide à environ 20 pays au lieu de 25 auparavant. Parmi les pays africains qui ne bénéficieront plus des aides en provenance du Canada, figure le Cameroun. Il en est de même pour les pays comme le Rwanda, et le Kenya. Les raisons évoquées par madame le ministre pour justifier cette décision sont nombreuses. “Notre gouvernement a promis d’accroître l’efficacité de l’aide internationale canadienne, à savoir en tirer les plus importantes retombées possibles” a déclaré Beverley Oda. Toujours au cours de cette conférence, la ministre canadienne a affirmé que le Canada continuera de “ venir en aide aux plus démunis et que l’aide bilatérale du Canada sera désormais concentrée pour mieux tirer parti du financement consacré à l’aide et faire toute la différence au monde pour les gens à qui le Canada apporte de l’aide ”.
Les raisons évoquées sont nombreuses. La ministre a affirmé entre autres qu’en “ concentrant dans 20 pays 80 % de l’aide bilatérale et en améliorant les activités canadiennes dans les autres pays partenaires bilatéraux, l’Agence canadienne de développement international (Acdi) obtiendra de meilleurs résultats et consacrera davantage de ressources aux plus démunis ”. Le programme de l’aide bilatérale occupe plus de la moitié de l’assistance totale prodiguée par le Canada, soit 53% ou environ 1,5 milliard de dollars canadiens (1,2 milliard de dollars américains).
L’autre moitié de l’aide canadienne a été accordée aux organisations internationales, telles que le Programme alimentaire mondial des Nations unies, et aux pays qui font face à des situations d’urgence comme en cas de catastrophe naturelle. Mme Oda a expliqué que le Canada voulait davantage cibler sa contribution et la rendre donc plus efficace. “ Nous n’abandonnons aucun pays. Nous avons sélectionné 20 pays, sur lesquels nous concentrons notre programme ”, a-t-elle ajouté. Désormais, des pays tels que le Rwanda, le Cameroun et le Kenya ne doivent plus figurer dans la liste des pays pouvant bénéficier de l’aide urgente du Canada. Par contre, des pays comme l’Afghanistan, la Colombie, Haïti, le Pérou, le Soudan, la Cisjordanie, la bande de Gaza et les régions caribéennes ont été ajoutés dans la liste des bénéficiaires.
L’engagement du Canada au Cameroun
Depuis 1962 lorsqu’il a ouvert sa première ambassade en Afrique subsaharienne à Yaoundé, le Canada aide le Cameroun à réduire la pauvreté et à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. Conformément aux priorités de développement du Cameroun, l’Agence canadienne de développement (Acdi) axe son intervention dans trois domaines : la bonne gouvernance, le développement rural et le développement des ressources humaines. Voici quelques exemples de résultats découlant du programme pour le Cameroun : En 2006, le Cameroun a atteint le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, ce qui a mené à l'annulation de sa dette bilatérale envers le Canada (460 millions de dollars, environ 184 milliards Fcfa). Le Canada appuie aussi différentes mesures visant à améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. La gestion durable des forêts, une ressource naturelle commune au Canada et au Cameroun, devient aussi un domaine de collaboration croissante entre les deux pays. Au moment où intervient cette décision, le Canada à travers l’Acdi était engagé au Cameroun dans plusieurs projets dont le montant global dépasse très largement les 15 milliards Fcfa.
(source :www.infoexport.gc.ca)